
Dans beaucoup d’entreprises, le jour de l’inventaire est un jour d’inquiétude : le nombre sur l’étagère est une chose, le chiffre dans les livres en est une autre. L’écart est régularisé puis oublié jusqu’à l’inventaire suivant. Pourtant, l’écart contient une information précieuse.
D’où vient l’écart ?
- Des sorties de marchandises sans document, saisies plus tard ou oubliées.
- Un transfert sorti d’un entrepôt et jamais réceptionné dans l’autre.
- Des unités mélangées : un carton saisi comme une pièce, ou l’inverse.
- Des retours remis en rayon sans être enregistrés.
Les mouvements d’article racontent l’histoire
Quand chaque mouvement est enregistré avec son document, on peut ouvrir un article et voir tout son historique : chaque facture, chaque transfert et chaque sortie, avec le solde après chaque mouvement. La question n’est plus « quel est l’écart ? » mais « dans quel mouvement a-t-il commencé ? ».
Compter sans arrêter le travail
Des inventaires partiels sur un groupe d’articles ou un seul entrepôt révèlent les écarts tôt, sans fermer l’entrepôt toute une journée. Le comptage est saisi sur une feuille d’inventaire, et le système le compare au solde pour chaque article.
Régulariser par une écriture claire
Un écart validé n’est pas effacé en silence. Il est régularisé par un document d’ajustement qui passe son écriture sur le compte d’écarts de stock, afin que la direction sache ce que les écarts ont coûté, dans quel entrepôt et pour quels articles.
Quand on voit les écarts avec leurs causes, l’inventaire suivant est plus serein, et l’écart devient un petit chiffre dont on connaît l’origine.